A  l'occasion de la remise de ce prix, une exposition de petits formats de SLOBO a été présentée à la Librairie Nos Racines d'Auvergne. Prolongée d'une semaine, jusqu'à fin novembre, elle a vu défiler plus de 200 personnes!

Une belle réussite!

2018 11 SLOBO prolongation

Article du Semeur Hebdo du 30 novembre 2018

Coulaudon Semeur 1

La remise du Prix Aimé Coulaudon s'est déroulée le mardi 20 novembre à 18h dans les Salons d'honneur de la Ville de Clermont-Ferrand en présence de nombreuses personnalités de la Ville, des amis de SLOBO lauréat 2018, des Amis du Vieux Clermont et de la Confrérie des Compagnons du Bousset d'Auvergne.

Les invités ont été reçu par Philippe Bohélay, Adjoint en charge du monde associatif en présence de Didier Müller et Christiane Jalicon. A noter la présence de François Graveline, lauréat 1998 pour "L'invention du Massif central".

Merci à tous pour cette belle manifestation qui n'a lieu que tous les 5 ans.

Retrouvez ici la vidéo réalisée à l'occasion de la remise de ce prix: https://youtu.be/KgLFwx_CwfI

Réception SLOBO

Discours de Gérard Portavecchia, Grand Maître de la Confrérie des Compagnons du Bousset d'Auvergne:

"Le souvenir d’Aimé Coulaudon est familier pour beaucoup d’entre nous, rappelons cependant aux plus jeunes d’entre nous la grande et noble figure que fut cet auvergnat.

Le 10e prix « Aimé Coulaudon » est teinté d’une émotion particulière car il s’agit du 50e anniversaire de sa disparition le 18 juillet 1968 à Clermont-Ferrand.

En évoquant son nom, nous viennent à l’esprit ses qualités : érudition, éloquence et jovialité notamment.

Mais Aimé était plus que cela, né à Pontgibaud le 8 février 1906, élève de l’école de Jaude, devenue l’école Nestor Perret, docteur en droit, avocat à Riom puis à Paris, député du Puy-de-Dôme de 1936 à 1940 sous la 3e république, docteur es lettres pour sa thèse sur « Anatole France et la gastronomie ». Citons quelques une de ses nombreuses activités : écrivain, chroniqueur radio, littéraire, Consul de Belgique et du Luxembourg en France et je dois en oublier.

Il a également participé à la Résistance au sein du réseau Combat en prenant le surnom de Mornac, sous le commandement de son frère cadet Emile dit Colonel Gaspard, chef FFI auvergnat.

Auteur d’une trentaine d’ouvrages dont l’action se situe en Auvergne pour la plupart, on peut citer : Sourires d’Auvergne, De la Sioule à la Tiretaine, La cloche fêlée, Le vin d’Auvergne, Voltaire en Auvergne, Clermont au second empire, Clermont à la belle époque, L’Auvergne et ses histoires. Bref, Aimé était un auteur prolifique, je ne peux les citer tous.

Aimé a fait partie des fondateurs des Amis du Vieux Clermont avec qui nous partageons aujourd’hui la remise de ce prix.

Cette activité débordante, fait d’Aimé Coulaudon un grand bâtisseur.

Il rejoint les Compagnons du Bousset d’Auvergne en 1949. Grâce à ces talents de conteur à la verve charismatique, épicurien patenté, ses pairs l’élisent Chancelier. Fonction qu’il occupera jusqu’à sa disparition. A ce titre nous pouvons dire qu’Aimé a été l’un de ses pères nourriciers et grand prêtres

Avec ce dynamisme et cette farouche volonté, il crée, en 1953, notre revue annuelle « le Bousset » vitrine de nos activités, toujours éditée à ce jour.

Infatigable artisan, Aimé a construit un édifice qui a contribué au développement, au prestige et au rayonnement de notre Confrérie, qui perdure depuis 70 ans.

Il faut citer la myriade d’articles empreints de cet esprit rabelaisien, qui, distillé dans une juste mesure, donne aux humains le sens de l’amitié, de la fraternité…

Voici retracée une partie de l’action d’Aimé, notamment au sein de notre Confrérie.

Merci et respect Chancelier Coulaudon."

Discours d'Anne-Sophie Simonet, Présidente des Amis du Vieux Clermont:`

"Quelques éléments de décor biographique

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Tout d’abord, permettez-moi de vous rappeler ou signaler que cette soirée s’accompagne, jusqu’au 24 novembre, à la galerie de la librairie Nos Racines d’Auvergne, place de la Victoire, d’une exposition de quelques petits formats spatiaux de notre lauréat.

Serbe à en mourir et Français à en revivre, voici Slobo.

D’un bloc, sa grande carcasse aime, s’attendrit, raconte, vitupère, soupire, rigole, affirme, dénonce et ne renonce jamais à l’art, LA chose la plus sérieuse du monde qu’il porte aux nues en ces termes (je cite) : « On ferme les yeux. On dort et on dit au réveil : “j’ai fait un joli rêve.” L’art peut cela pour l’homme d’aujourd’hui. »

Quand « l’homme d’aujourd’hui » se penche pudiquement sur son passé, il revoit le petit Slobodan Jevtic, né en 1934 à Valjevo, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Belgrade. Papa, arrivé à Valjevo à 16 ans, est militaire. Mobilisé contre les Turcs en 1908, il enchaîne avec la Première Guerre mondiale puis la Seconde, jusqu’en 1941. L’exode de 450 km de sa maman et des 4 enfants qu’elle protège s’arrête aussi à Valjevo... Ils s’y marient en 1921.

L’histoire étant heureusement plus forte que la propagande et sa mauvaise fée médiatique, l’amnésie sélective, il ne saurait aujourd’hui être question d’oublier la fraternité d’armes, de cœurs et de culture qui unit la France et la Serbie. Lors de la Grande Guerre, à la tête des armées alliées d'Orient, le général (futur maréchal) Louis Franchey d’Espèret (1856-1942) a grandement contribué à la victoire finale. En 1919, alors que Franchey commande les troupes d'occupation à Constantinople, les Serbes martyrs pleurent leurs morts militaires ou civils tant contre les Turcs que les Boches et les Austro-Hongrois : 1,3 million entre 1912 et 1918, soit une saignée tutoyant le tiers de la population...

Et c’est bien parce que, dixit Slobodan, « nous sommes fils de l’histoire », que ses yeux s'enflamment pour évoquer son grand chantier serbe actuel, une fresque de 33 mètres de long x 7 mètres de haut pour évoquer, dans un bâtiment dédié, la bataille de la Kolubara. Du 15 septembre au 23 novembre 1914, elle provoqua la première prise de Valjevo, libérée par l’armée serbe en 1918. En France, 700 soldats et officiers serbes reposent, alignés comme pour monter à l'assaut, dans le cimetière de Thiais (Val-de-Marne), au sud de Paris.

C’est donc par temps historique de forte sismicité, sans doute pas étranger à la symbolique tellurique de son œuvre – dont Christian Barbalat va nous parler – que mature Slobo. Diplômé de l’Académie des Arts appliqués de Belgrade et rêvant de la France comme tous les Serbes de sa génération, il connaît une belle réussite de scénographe notamment sur le tournage, en 1963, du film de Jack Cardiff Les Drakkars avec Richard Widmark, Sidney Poitier et Rosanna Schiaffino. Nous sommes dans la Yougoslavie du maréchal Tito qui, bien qu’inféodé à Moscou, admet qu’on le brocarde publiquement et préfère les dialogues originaux des films occidentaux, sous-titrés lors de leur diffusion dans les salles de son pays. « Pas un vrai communiste », en conclut Slobo !

Aux États-Unis, où habite son frère, Slobo mène, dit-il, « une vie sinistre » même s’il expose quelques œuvres, reçoit un prix et vend une réalisation à un sénateur. Ce sera la seule car deux Américaines pur jus, séduites non pas par son travail mais par son bleu turquoise qui se marierait bien avec leur salon, mettent illico les dollars sur la table ! Dégoûté par tant de non-sens artistique, l'artiste fait ses valises pour Paris.

Le Paris des années 1960, c’est Pigalle et Montmartre, Boris Vian et sa troisième épouse, Ursula Kubler, sa voisine de palier montmartrois. Avec les versements mensuels qu’il reçoit d’une galerie d’art du quartier de George Town, à Washington, il entretient les copains.

Le Paris des années 1960, c’est l’amour-toujours de et pour l’Auvergnate de Clermont-Ferrand Éva, fille de juifs polonais commerçants. Il l’épouse le 19 décembre 1966, jour serbe sacro-saint de la Saint-Nicolas : « Tu es idiot », lui administre sa famille !

Quitte à être « idiot », autant faire l'abruti ailleurs ! En 1969, les Jevtic et leur fille Anouk prennent solides racines à Ternant, désormais abri et forteresse de la créativité de Slobo. Et aussi nid douillet de son petit monde qui accueille bientôt le bambin Vladimir.

… Et s'épanouit le fresquiste qui, de Valjevo à Chamalières via Belgrade, Tulle, Issoire, Aubière, Ternant ou Clermont-Ferrand, prolonge l'illusion du théâtre ou du cinéma en embellissant l'espace public. Il voit dans ce mode d’expression le contraire de la démarche du peintre sur toile, lequel crée avec le spectateur, le temps d'un regard, une intimité. Dans cette logique, Slobo n’a jamais pu réaliser en fresque l’un de ses tableaux.

À propos d’intimité, c’en est une avec pas mal de trompe-l’œil mais sans aucun trompe-l’âme qui unit pendant vingt-cinq ans Slobo et Claude Wolff. Le maire de Chamalières confie sa ville à son ami pour lui refaire une beauté et lui donner son prestige artistique. Ainsi, en 1984, Slobo devient directeur artistique-fondateur de l’AMAC, l'Association Mouvement Art Contemporain de Chamalières. En 1988, il organise et met en marche la Triennale mondiale de l’estampe de petit format, à Chamalières bien sûr, en complicité avec Claude (Wolff) et son « ministre » de la Culture, Annie (Clauzet).

« Francement » adopté par son Auvergne de cœur, Slobo l’en remercie en vantant les mérites universels de la Chaîne des Puys à l’ambassadeur serbe auprès de l’UNESCO, Darko Tanaskovic, brillant universitaire et polyglotte. Opération séduction parfaitement réussie !

Après – pour ne rester qu’en Auvergne – un prémonitoire prix du salon de Chamalières (1969), un grand prix des Volcans (1980), un prix Mège de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont (1992) et une récente rétrospective clermontoise (salle Gaillard) de 60 années créatives, voici un prix Aimé-Coulaudon comme un pont culturel supplémentaire entre la Serbie et la France...

Pour conclure, ce proverbe serbe qui s'enroule chaudement autour de la démarche de notre ami : « Poisson ne vit sans eau, ni loup sans forêt »... Et j'ajouterai : « Ni Slobo sans art. »

Discours de Christian Barbalat, vice président des Amis du Vieux Clermont et Sage de la Confrérie des Compagnons du Bousset.

"Parler de la symbolique dans l’oeuvre de SLOBO en quelques minutes après trois interventions de qualité et devant un auditoire déjà tenté par les senteurs d’un buffet, est une opération quasiment impossible et pourtant c’est ce que je vais essayer de faire… avec votre attention.

Plus sérieusement, peut-on résumer l’oeuvre d’un écrivain en quelques lignes, celle d’un artiste peintre en quelques traits ? Chaque mot sera donc pesé, sachant que mes interventions oenologiques sont parfois un peu longues, je pense-là à mes amis Compagnons, je vais donc être le plus synthétique possible.

En effet, lorsque l’on veut aborder l’oeuvre complète de SLOBO, faut-il parler :

- de ses premières études picturales scénographiques

- de sa peinture figurative et monumentale de muraliste,

- de ses trompe-l’oeil très réalistes qui remplissent d’ailleurs plus les yeux qu’ils ne les trompent

- de sa peinture symbolique des forces telluriques de la nature,

- de ses abstractions cosmiques,

- de ses représentations des cicatrices du ciel, de l’espace-temps et de l’univers,

- de ses œuvres grandioses empreintes de ses racines serbes,

- de ses cris d’alarme sur la destruction de Palmyre ou le sort tragique de Béograd (Belgrade), ville détruite à 33 reprises...

- ou enfin, faut-il parler plus simplement de ses petits formats, à déguster sans modération dans la galerie voisine tenue par notre ami Christophe Gironde ici présent. ?

Vous le voyez, l’oeuvre est gigantesque !

Comme l’a si bien écrit Saint-Exupéry, dans son Petit Prince, « On ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible pour les yeux ».

De la même façon, l’oeuvre de SLOBO ne se regarde pas uniquement, elle se ressent !

Elle se ressent comme il le fait lui-même lorsqu’il peint ses tableaux après parfois une longue mais toujours importante période de gestation en son atelier de Ternant.

Ce ressenti n’est pas, au premier abord, à la portée de tout un chacun ; il faut savoir déceler dans ses tableaux ce qui se dissimule à l’arrière plan, les symboles cachés et ce qui, en fait, constitue le rapport entre l’oeuvre et nous-même… C’est une impression aussi ténue que celle du sourcier derrière sa baguette en quête de forces telluriques et de sources jaillissantes.

Mais que ressentir d’autre, de plus concret, me direz-vous ?

Dans ses œuvres, où tout est mélange de réel et d’illusion, d’ombre et de lumière, il y a toujours cette quête du « pourquoi irrationnel » plutôt que du « comment rationnel »…

Dans ses œuvresil y a toujours un big bang de couleurs imaginaires sans cesse réinventées, aux alliances picturales parfaitement dosées, comme il sait d’ailleursdoser les saveurs dans sa cuisine !

Dans ses œuvres il y a souvent des sphères célestes énigmatiques entourées de jaillissements de couleurs incandescentes

Dans ses œuvres, il y a toujours un sous-bassement bien terrestre, bien enraciné dans la matière, un socle, des marches, un bâti, une ville imaginaire et stylisée, base surmontée d’une perspective immense nimbée de courbes et rondeurs éblouissantes ; cette perspective est tournée vers un ciel gigantesque en direction d’autres mondes, d’autres univers possibles…

Dans ses œuvres, il y a souvent un échappement, une porte, clin d’oeil vers l’inconnu ou l’indicible!

Le résultat final est souvent un « épouvantable »point d’interrogation sur une illusion rêvée, un ailleurs hypothétique mais, attention ! un ailleurs peut-être plus réel que l’on peut l’imaginer...

Nos longues discussions « cosmiques », toi en tant qu’artiste, moi en tant que scientifique nous opposent parfois mais toujours amicalement, et nous font ou en tout cas nous donnent l’illusion de progresser avec bonheur vers un début de connaissance.

Tu cherches donc inlassablement à découvrir la profondeur du « trou noir », la lumière qui pourrait se cacher derrière la lumière comme tu aimes à le dire, le secret et l’insondabilité de la déchirure de l’espace-temps, l’énigme de nos origines pourquoi pas extra terrestres !

Je sais qu’un de tes rêves serait de pouvoir ouvrir « une fermeture éclair » dans le tableau pour en découvrir les sens cachés ou même carrément dans l’espace pour tenter d’apercevoir ce qu’il y a derrière… ; et je dirai plutôt pour tenter de faire le tri entre le réel et l’illusion !

SLOBO, c’est donc la Serbie et l’Auvergne, c’est « le plus serbe des auvergnats ou le plus auvergnat des serbes », difficile à dire. Son œuvre est donc un grand écart entre ses racines orthodoxes, son parcours serbe et sa quête éternelle des forces telluriques qu’il a ressenties dès qu’il s’est installé dans notre belle Auvergne minérale et volcanique.

Amoureux de l’Auvergne, il l’est indéniablement, c’est pour cette raison que les Amis du Vieux Clermont sont honorés de ce choix de lauréat 2018 du Prix Aimé Coulaudon. Les Compagnons du Bousset sont également ravis de ce choix, passionnés par les racines de nos vins des Côtes d’Auvergne, ils ne pouvaient rêver mieux comme ambassadeur artistique de réputation mondiale, pour incarner la minéralité secrète de notre terroir volcanique.

En résumé et pour terminer, un immense merci à toi. L’apanage des grands artistes est d’apporter ce petit quelque chose de grand qui fait qu’au premier coup d’oeil, on peut dire « ça » c’est un SLOBO. Bravo donc pour ce parcours artistique original, monumental et si riche. Tes vagabondages, tes doutes, ton impatience, tes révoltes, tes amours, tes inquiétudes, tes croyances, t’ont accompagné tout au long de ton œuvre.

Puisse ce prix rare parce que quinquennal et modeste car associatif combler tes désirs en concourant à te fournir quelques supports, de la matière colorante et des pinceaux. N’oublie pas ce que ton ami Darko Tanaskovic, Ambassadeur de Serbie à l’Unesco, nous a dit à Tauves, « que tu ne pourrais jamais partir à la retraite ». Max Ernst, astronome et artiste peintre a également déclaré à ton âge « un peintre qui s’est trouvé est perdu ».

Tu pourras et dois ainsi continuer une œuvre déjà si bien aboutie et une vie si bien remplie aux côtés de ta femme Eva et de ta famille!

Merci de votre attention"

Le lauréat 2018 est donc l'artiste peintre SLOBO pour l'ensemble de son oeuvre et son attachement à notre région.

Un grand bravo à lui!

SLOBO

Article La Montage Clermont Métropole du 16 novembre 2018

Petits formats SLOBO

Mardi 13 novembre 2018 18h:

Un vernissage très réussi, en présence des Amis du Vieux Clermont, des Compagnons du Bousset d'Auvergne et des amis de l'artiste SLOBO.

Tableaux "petits formats" parfaitement mis en valeur dans la galerie "Nos racines d'Auvergne" de notre ami Christophe Gironde.

Vernissage Expo

Vernissage SLOBO 1

Vernissage SLOBO 2

Vernissage SLOBO 3

Une installation d'expo tout en décontraction...

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« Prix Aimé-Coulaudon » - en complicité avec « Les Compagnons

du Bousset d'Auvergne »

 

La 9e édition de ce prix, créé en 1976 et quinquénal depuis 1978, a salué, dans la salle des fêtes de l'Hôtel de ville de Clermont-Ferrand le 15 novembre 2013, le géographe et historien Pierre Mazataud, récompensé pour l'ensemble de ses précieuses contributions (livres, vulgarisations radio ou télé) à la transmission d'un passé honnêtement appréhendé. 

Mazataud

Lauréats Prix

6705-A-009

Premier Prix Aimé Coulaudon

Premier Prix AC



Réglement prix Coulaudon

Ci-dessous règlement initial rédigé par Louis Saugues, Président de l'Association

Ancien règlement Coulaudon